A l’ère de la mondialisation est-il possible d’empêcher les contacts interculturels ? Doit-on vivre en autarcie pour ignorer la présence de l’autre ? Au fond, qu’est-ce qui motive le débat sur l’interculturalité ? Décriés par les uns (par l’intégration dont elle est porteuse) et acceptés par les autres (comme un moyen de construire une humanité pacifique), l’interculturalité a le vent en poupe. Elle est avant tout une mise en commun des expériences qui cherchent à répondre à la question du comment vivre ensemble tout en sachant que les hommes sont différents.

La question de l’interculturalité est polysémique. Elle est dans l’air du temps et parcourt tous les champs du savoir. Elle reste une quête permanente et s’inscrit dans une dynamique interactionnelle. Elle suppose un effort de négociation constant afin que les individus se forgent une place, se reconstruisent une nouvelle identité qui pourrait leur assurer un positionnement dans un espace social nouveau.

Le champ de l’interculturalité pose la question du dialogue des cultures, des civilisations, par la même occasion celle des rapports que doivent entretenir les groupes humains. L’interculturalité représente une chance et une richesse lorsqu’elle est vécue comme une amorce de dialogue, d’échanges entre les différentes communautés.

L’intercuturalité est une pédagogie de la tolérance, de l’acceptation de l’autre pour ce qu’il est. Elle est un foisonnement fécond d’apports partagés basé sur le respect mutuel.

La construction d’un monde interculturel est possible dans un espace empreint de respect et de tolérance de l’autre. Autrement dit, le dialogue des cultures est la résultante d’une articulation positive des différences et des ressemblances entre partenaires autonomes et actifs, partageant une même communauté de destin.